Ken Loach

Le premier long métrage de Ken Loach pour le cinéma, Pas de larmes pour Joy en 1967, filmé dans un style réaliste sera la marque du metteur en scène. Ken Loach connaît un succès critique et public dans son pays avec son deuxième opus, Kes (présenté à Cannes, à la Semaine de la Critique, en 1970). S’il s’essaie au film en costumes avec Black Jack (1978), Ken Loach se consacre essentiellement au petit écran durant les années 1970- on lui doit notamment Days of hope, série-fleuve sur la classe ouvrière, son sujet de prédilection. Avec la chronique Regards et Sourires, il entre pour la première fois dans la course à la Palme d’or, même s’il devra attendre les années 1990 pour s’imposer comme l’un des auteurs majeurs du cinéma européen. Lucide et engagé, Ken Loach porte un regard chaleureux sur les laissés-pour-compte de l’Angleterre thatchérienne avec des œuvres comme Riff Raff (1991) ou Raining stones qui lui valent le Prix du jury à Cannes en 1993. Il est un observateur précieux de la société contemporaine (comme en témoigne encore l’inoubliable Sweet sixteen en 2002). Jimmy’s Hall son dernier long-métrage retrace le parcours de Jimmy Gralton, leader communiste irlandais qui s’exila aux Etats-Unis en 1909, avant de revenir dans son pays et d’y créer un dancing en 1921. Le film, co-écrit avec Paul Laverty, fait partie des sélections cannoises de 2014.