Costa Gavras

Costa-Gavras quitte sa Grèce natale après le lycée pour s'installer à Paris -il obtiendra la nationalité française en 1968. Il découvre les plateaux de cinéma par la voie de l'assistanat. C'est sur le tournage du Jour et l'Heure) qu'il fait la connaissance du couple Simone Signoret-Yves Montand, avec qui se nouera une longue complicité intellectuelle et artistique. Il engage les deux comédiens sur son premier long métrage, Compartiment tueurs, un polar qui récolte un franc succès en 1965.
Le goût de Costa-Gavras pour les faits politiques et historiques apparaît dès son deuxième opus, Un homme de trop, consacré à la Résistance, une période qu'il explorera de nouveau dans Section spéciale en 1975. Mais c'est avec son troisième film, Z en 1969, qu'il se forge une réputation de grand cinéaste engagé. Le film obtient 2 prix à Cannes (dont l'un pour la composition de juge opiniâtre de Jean-Louis Trintignant) et 2 Oscars. Dans la même veine, L' Aveu (1971), Etat de siège (Prix Louis Delluc 1972). C'est sur le terrain du film politique que Costa-Gavras se montre le plus convaincant. Il s'intéresse au coup d'état du Général Pinochet dans Missing avec Jack Lemmon (Palme d'Or à Cannes en 1982), au conflit du Proche-Orient (Hanna K), au Ku-Klux-Klan (La Main droite du diable (1987), ou à la traque des criminels de guerre (Music Box avec Jessica Lange en 1993).

Le réalisateur signe en 2001 le très controversé Amen. (César du Meilleur scénario en 2003), défenseur des droits de l'homme et pourfendeur des injustices, il choisit la forme du thriller pour s'en prendre à l'horreur économique (Le Couperet, 2005) et ose une Odyssée des temps modernes pour évoquer le sort des exilés (Eden à l'Ouest, 2009)

Nommé Président de la Cinémathèque en 1980 (un poste qu'il occupera une seconde fois à partir de 2007), Costa-Gavras est également producteur .